Voyage à Tokyo

Voyage à Tokyo, c’est le nom d’un célèbre film, un des plus beaux à mon sens, que le cinéma ait produit. Un couple d’un âge certain veut aller à Tokyo pour y retrouver ses enfants. Et les retrouvailles sont ce qu’elles sont. C’est le sujet du film. C’est une leçon de vie juste et sans concession. Je l’avais vu avant d’avoir eu moi-même des enfants. Maintenant que j’y pense, c’est un film exceptionnellement réussi.

A Shinjuku, j’ai changé pour attraper la ligne Keio et arriver à en banlieue sans souci. Le train est moins stable que le métro parisien, mais tout aussi bondé. Très bien, j’arriverai dans la soirée.

Je n’attends rien et n’espère rien. Je ne suis pas vraiment fatiguée et pourtant j’ai peu dormi. C’est le sentiment tout frais de nouvelle liberté qui me donne cette légèreté.
Le Japon a définitivement perdu à mes yeux le mystère du pays secret et hermétique, quelque chose dans l’air à changé. A ceux qui voudraient donner au Japon les caractéristiques d’un pays exceptionnel, je dirai que la banlieue, les centres commerciaux, les architectures sont les mêmes partout dans le monde occidentalisé. Pour autant, il n’est pas dit que son charme tout à fait particulier n’opère pas. Mais l’air ici a quand même aujourd’hui revêtu un imperceptible habit de radioactivité et le respirer ne se fait pas sans la conscience d’un imminent danger potentiel.
Assise à la terrasse d’un café où je peux écrire mon billet, le babillage de ces dames est incessant, enveloppant. Mais tellement joyeux.

J’ai rendez-vous au dojo à 15 heures.

Au fait, où se trouve le dojo ? Hier, Kyoko-san m’a accompagnée en voiture. Saurais-je retrouver le chemin qui y mène à pied ? Il est à cinq minutes de la gare. Il n’est pas dit que je ne me perde pas… Je trouverai la solution dans quelques minutes. Je reprends l’exploration des lieux.

  Bon, oui, j’avoue, je suis finalement partie dans la direction opposée. Une charmante jeune dame m’a ramenée à la gare où je me suis souvenue des explications données la veille. J’ai fini par lire sur les panneaux l’adresse retrouvée dans mon portable.

En chemin, deux galopins revenaient de l’école. En me regardant, l’air de rien, faisaient mine d’avoir peur, de l’humour pétillant dans les yeux.

About elisabethpaultakeuchi

J'aimais la littérature. Aujourd'hui je laisse sur la toile des petits bouts de ci, des petits bouts de ça. Je reste sur les traces des auteurs passés, et je trace mes propres méridiens. Pas sûre quand même qu'ils soient assez longs pour vous y perdre.
This entry was posted in #Lifestyle, Japon, kiryûhô Möbius. Bookmark the permalink.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s